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Quêtes de Lumières
Inspiré du luminisme classique, nourri par ses lectures des philosophes et théoriciens de lart, Gabriel Watmann, travaille dans ses peintures, tant la profondeur que la surface. Le visage, fruit dune relation empreinte dhumanité avec son modèle, fut son objet de prédilection quant à son expression et son accroche de la lumière. Lobjet, la personne est aussi prétexte sous certaines lumières à traduire les dédoublements. Léclairage fait ressortir les traits, le relief, le modelé, la profondeur du visage, accusant une présence dramatique, habitée. Les paysages, plus rares dans sa production, deviennent alors visages du paysage. « Mes préoccupations sont vraiment de lordre de la perception(
)à travers lhumain et à travers « laura » si lon peut dire. »
Gabriel Watmann cherche à conceptualiser la technique dans son approche du modelé, car le sujet est la « lumière ». Il sinterroge sur léquilibre entre déconstruction et construction « comment déconstruire en étant construit et construire en étant déconstruit ». Lartiste travaille par taches qui articulent couleur et lumière dont le contraste morcelle le visage, lui conférant une dimension irréelle. Une lumière intérieure semble en émaner.
Ainsi lorsquil travaille la forme abstraite, Gabriel Watmann tente de ne retenir que la lumière, espace immatériel capté au-delà des bords. Le cercle et ses anneaux, les aplats en bandes, forment une expansion, qui semble contenue, arrêtée, découpée par la toile, la toile devient lobjet. Dans cette peinture, la peinture sans objet, comme un contenu sans contenant, la couleur devient lumière, qui devient elle-même luminescence. Le soyeux, le moiré ou lopalescence de la teinte induisent un effet de magnétisme chromatique, « dapparition évanescente et impalpable. », changeantes dun instant à lautre.
Albane Salleron (Empreintes et Arts)
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