Mac-Miro

"Autodidacte, et ignorant tout des méthodes et des codes de l’art, je me laisse uniquement guider par mon impulsion instinctive.

Pour moi, il n'existe aucune limite technique à ma création.

Ainsi, je m’autorise de travailler tous les supports (bois, plastique, papier, toutes les méthodes (acrylique, fusain, huile, colle, sable)

 

Indéniablement, la peinture est une activité libératrice, et elle l'est énormément pour moi, c'est un exutoire puissant à toutes mes pulsions et notamment à la longue dépression que j'ai connue. Paradoxalement, malgré le sentiment de liberté que cela procure, elle reste aussi pour moi une source de doute permanent.

En effet, je me sens rapidement perdue lorsque je dois aborder une toile.

Je ne commence jamais à représenter une forme ou un visage, ou pars d'une idée préconçue, alors je laisse aller la main, je laisse les couleurs se diluer, les outils faire leur travail, et petit à petit les images font et se défont devant moi, jusqu'à laisser apparaître des formes, des êtres cachés ou déformés qui me correspondent.

Que va-t-til se réveler au détour de ce coup de pinceau, de ce coup de couteau, de cettte pointe de couleur ajoutée?

La démarche qui me motive pour la création d'une nouvelle toile est celle de vouloir transposer dans une peinture le ressenti de mon état d'esprit du moment, que ce soit soi de la colère, de l'espoir, de la solitude, de la malice.

Si c’est un sentiment de mal être que je ressens, la toile devra en porter les stigmates et je ne serais uniquement satisfaite du résultat que quand elle aura provoqué visuellement ce que je ressens intérieurement, qu'elle "transpirera" intégralement de cette émotion de mal être.

C’est pourquoi certaines peintures peuvent aboutir en quelques heures, ou d’autres pendant des mois ou années, il n’y a pas de règles.

 

Mon caractère expansif souvent sans demi-mesure m’amène donc à virevolter d’une période à une autre (lot de peintures de femmes, puis de volcans etc.), d’une couleur dominante à une autre (lot de peintures période bleu/vert puis bleu/jaune)

Selon mes sentiments, il y a donc alternance entre période d’espoir où les tons peuvent apparaître plus joyeux et colorés avec des formes dansantes, arrondies, enveloppantes, des visages plus apparents, à d’autres périodes inéluctablement plus sombres où les couleurs se voudront plus noirs, les formes et les apparitions furtives de visages plus oppressants.

C’est ainsi qu'à la peinture d’une femme d’une beauté magnifique et obsédante et que j'idéalise, peut se succéderune autre qui s’apparentrait à celle d’un rêve noir et mystérieux, voire empreint de folie, où formes virevoltantes et visages déformées se côtoierait.

Cette alternance de personnalité, c'est moi.

Mes inspirations sont celles des souvenirs oubliés, celle de mon enfance en liberté dans la maison de campagne Italie du Sud, celle de mon long parcours de vie à Paris, riche, chaotique, gai, difficile mais généreux en leçons de vie et enfin celle de mon quotidien du moment et des rencontres positives ou néfastes qui le jalonnent.

Ces deux dernières années ont été extrêmement prolifiques en oeuvres, mon envie de peindre a véritablement pris son envol et j'y consacre une majorité de mon temps.

Aujourd’hui, entourée d’une petite poignée d’amis de grande confiance et des conseils inestimable de la responsable de l’atelier de peinture, je me sens renforcée et vois mon art se développer. L’acte de peindre se fait désormais permanent et naturel."

 

Maria Mac-Miro 

© 2015 crée par Sandre Wambeke

Empreintes et Arts - 8 rue Laplace Paris 5

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